Élections au Conseil des États
2. Santé publique (0/5)

1. Les personnes assurées devraient-elles contribuer davantage aux coûts de la santé (p. ex. en augmentant la franchise minimale)?

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Explications

La franchise annuelle est le montant que l’assuré·e doit payer lui-même/elle-même pour la couverture des frais de santé. Différentes franchises peuvent être choisies. Il existe actuellement une franchise minimale de 300 CHF qui représente l’option la moins coûteuse. Inversement, la franchise la plus élevée est de 2'500 CHF.

Alors que les coûts de la santé ont augmenté de manière significative ces dernières années, la franchise minimale n’a pas été ajustée depuis 2003.

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2. Approuveriez-vous le principe du consentement présumé pour le don d’organes?

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En Suisse, il existe en matière de don d'organes un règlement dit de consentement. Cela signifie que l'on ne peut prélever des organes d'une personne après son décès que si elle a expressément déclaré sa volonté de faire un don. Si une personne ne s’est pas exprimée sur le sujet, ce sont les proches de la personne décédée qui décident.

Avec l'introduction de la solution du consentement présumé, toutes les personnes majeures deviendraient des donneurs potentiels d'organes, sauf si elles expriment expressément une volonté contraire.

L'initiative populaire "Pour sauver des vies en favorisant le don d’organes" qui vise à introduire la solution du consentement présumé a été remise à la Chancellerie fédérale le 22 mars 2019 avec plus de 145’000 signatures recueillies.

  • Il y a une pénurie de donneurs/euses d'organes. Avec l'introduction du modèle du consentement présumé, plus d'organes seraient disponibles et donc plus de vies pourraient être sauvées.
  • De nombreuses personnes aimeraient faire don de leurs organes en cas de décès, mais elles ne le déclarent pas explicitement. Le don automatique d'organes résoudrait ce problème. Les personnes qui ne sont pas d'accord avec le don d'organes pourraient le faire savoir explicitement par une déclaration (p. ex. une carte d'identité ou directives anticipées). Personne ne serait forcé de donner des organes.
  • Sur les dix pays ayant les taux de donateurs les plus élevés d'Europe, neuf appliquent le modèle du consentement présumé.
  • Le modèle du constamment présumé montre des défauts éthiques. Le prélèvement d'organes sans le consentement explicite de la personne affecte les droits de la personnalité. De plus, le modèle compte sur la léthargie ou la paresse de la population ce qui est moralement injustifiable
  • Une modification du système qui restreint les droits de la personne alimente l'insécurité et la méfiance de la population à l'égard du système de don d'organes dans son ensemble.
  • Il n'est pas certain qu'un changement de système permette d'augmenter le nombre de donneurs d'organes. Pour des raisons éthiques, de nombreux médecins effectuant des transplantations ne prélèveraient pas des organes sans le consentement clair du patient/de la patiente ou de sa famille.
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3. Une vaccination obligatoire des enfants, basée sur le plan de vaccination suisse, devrait-elle être instaurée?

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La vaccination n'est pas obligatoire en Suisse. Cela signifie que chacun est libre de choisir si il/elle souhaite se faire vacciner ou non contre une maladie. Les parents peuvent donc décider si et contre quoi leur enfant sera vacciné.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) publie un plan de vaccination au début de chaque année. Ce plan vise à assurer une protection optimale de la population.

Le Plan suisse de vaccination des enfants 2019 de l'OFSP propose de vacciner les nourrissons de deux et quatre mois contre les maladies suivantes:

  • Diphtérie
  • Tétanos
  • Coqueluche
  • Poliomyélite
  • Haemophilus influenzae b (cause de la méningite et de la laryngite)
  • Pneumocoques

Plus tard, à l'âge de neuf et douze mois, une vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole suit généralement. Les jeunes (11-15 ans) devraient également être vaccinés contre la varicelle (varicelle) et les filles contre le cancer du col de l'utérus (VPH).

  • Foyers répétés de rougeole : En comparaison internationale, la densité de vaccination est plus faible en Suisse que dans d'autres pays. Cela empêche l'éradication complète de la maladie.
  • Protection de la population en général et des personnes particulièrement vulnérables: La vaccination protège non seulement son propre enfant, mais aussi les nouveau-nés, les autres enfants, les femmes enceintes et les autres adultes. Les épidémies peuvent être prévenues par une vaccination complète.
  • Effets secondaires de la vaccination minimes par rapport à la maladie réelle : La rougeole peut p. ex. entraîner des méningites et des pneumonies. En cas de vaccination, une personne sur un million seulement souffre de méningite alors qu’une personne sur mille est concernée par une méningite.
  • Réduction des maladies infectieuses par la vaccination : De nombreuses maladies infectieuses ont disparu en Suisse. En raison de la mondialisation, les agents pathogènes continuent de revenir sur le territoire et peuvent à nouveau se propager si le taux de vaccination est faible.
  • Souveraineté décisionnelle des parents : la vaccination obligatoire des enfants ne doit être en aucun cas imposée, car elle porte gravement atteinte à la liberté individuelle.
  • Des effets secondaires graves peuvent survenir : les risques liés à la vaccination sont difficiles à évaluer, car chaque personne est différente.
  • Décision sur les vaccinations obligatoires : si la vaccination obligatoire est introduite, les autorités décident quelles vaccinations sont nécessaires et lesquelles ne le sont pas. Il est difficile de savoir sur quelle base ces décisions sont prises.
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4. Une initiative demande que les subsides aux assurances maladie soient conçus de manière à ce que personne n'ait à consacrer plus de dix pour cent de son revenu disponible au paiement des primes. Soutenez-vous cette proposition?

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Les cantons appliquent aujourd’hui différents critères pour déterminer qui bénéficie d’une réduction des primes d'assurance maladie. Si l'initiative était adoptée, les différentes pratiques cantonales seraient uniformisées. Les réductions de prime couvriraient à l'avenir toutes les primes d'assurance maladie pour lesquelles des personnes doivent consacrer plus de 10% du revenu disponible de leur ménage.

  • Réduction de la charge des primes pour les assuré·e·s à faible revenu.
  • Protection des assuré·e·s contre de futures réductions des fonds de subsides aux assurances maladie de la part des cantons.
  • Les différences cantonales ne seraient plus prises en compte dans le cas d’une uniformisation.
  • Les modèles de subsides existants ont fait leurs preuves.
  • Cela engendrerait des coûts supplémentaires d'environ 3,6 milliards de francs qui devraient être pris en charge par la Confédération et les cantons.
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5. Une initiative souhaite donner à la Confédération plus de compétences pour prendre des mesures permettant la diminution des coûts de la santé (introduction d'un frein aux coûts). Êtes-vous en faveur de cette proposition?

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L'initiative demande que le Conseil fédéral, l'Assemblée fédérale et les cantons interviennent dès que les coûts de la santé augmentent de manière excessive par rapport à l'évolution des salaires. La nouvelle base constitutionnelle devrait donner à la Confédération de nouvelles possibilités pour prendre des mesures au niveau national afin de lutter contre la hausse des coûts de la santé.

  • L'initiative oblige la Confédération et les cantons à prendre enfin des mesures efficaces pour stopper l'explosion des coûts du système de santé.
  • L'initiative ne définit que l'objectif, la détermination des mesures les plus efficaces pour y parvenir est laissée aux experts de la Confédération et des cantons.
  • L'initiative ne fixe pas de directives centralisées : La Confédération et les cantons doivent décider ensemble des mesures à prendre.
  • L'initiative est formulée de manière vague et il n'est absolument pas clair si et quelles mesures seront réellement prises au final.

  • L'initiative n'offre aucune garantie que des mesures efficaces seront effectivement prises : De nombreuses mesures doivent en effet être approuvées par le Parlement ou même présentées au peuple qui risque de rejeter les propositions impopulaires.

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