Alex Nyemeck

Le Centre | 01.10
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État social & famille

Augmentation de l'accueil de jour pour les enfants

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C'est une priorité. Le manque de places en crèche et l'absence d'horaire continu freinent concrètement les familles fribourgeoises — et pénalisent souvent les mères en premier. Le canton doit soutenir le développement de l'offre avec les communes, en veillant à des tarifs accessibles aux revenus modestes et moyens. Ce n'est pas une dépense de confort : permettre aux parents de travailler renforce l'attractivité du canton et rapporte en recettes fiscales.

Remboursement de l'aide sociale

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Le remboursement décourage exactement ce que nous voulons encourager : le retour à l'emploi. Quelqu'un qui retrouve du travail et se voit réclamer les montants perçus est puni de s'en être sorti. Je suis favorable à mettre fin à ce principe pour les revenus du travail, tout en maintenant la restitution en cas de succession ou de fortune importante. L'objectif de l'aide sociale, c'est l'autonomie — pas la dette

Droit de préemption cantonal

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Le logement abordable est l'une de mes priorités, et le droit de préemption est l'outil le plus économe pour y agir : il ne crée aucune dépense structurelle nouvelle. La collectivité achète au prix du marché, quand une parcelle stratégique se libère, pour un projet identifié — ce n'est ni une expropriation, ni une subvention permanente. Je le soutiens à condition qu'il reste ciblé, sur des périmètres définis et des projets concrets de logements d'utilité publique, et non comme un droit général s

Durcissement de la loi sur l'aide sociale

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Non à l'abaissement du minimum vital : on ne réduit pas la pauvreté en appauvrissant les pauvres, et ce minimum est déjà calculé au plus juste. La fraude, elle, doit être sanctionnée — mais la loi actuelle le permet déjà et les contrôles existants sont suffisants. Ce dont le canton a besoin, ce n'est pas de plus de sévérité, c'est d'un accompagnement plus efficace vers l'emploi. C'est ce qui fait sortir durablement de l'aide sociale, et c'est aussi ce qui coûte le moins cher.

Rémunération des proches aidants

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Les proches aidants accomplissent gratuitement un travail que le canton devrait sinon payer très cher. Une personne maintenue à domicile par sa famille, c'est une place d'EMS ou une hospitalisation en moins : le calcul est vite fait. Reconnaître financièrement cet engagement n'est pas une dépense supplémentaire, c'est une économie bien placée. Je soutiens une allocation ciblée sur les prises en charge lourdes et durables, avec des critères clairs, assortie d'un véritable droit au répit

Santé

Augmenter les subsides à l'assurance maladie

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La charge des primes est le premier souci des ménages fribourgeois, et je ne le minimise pas. Mais plafonner à 10% du revenu ne fait pas baisser les coûts : cela transfère la facture des assurés aux contribuables, sans rien freiner à la source. Le canton devrait y consacrer des centaines de millions, donc augmenter les impôts. La solution dois être ailleurs: Par exemple se poser la question sur ce fait grimper les coûts de santé

Caisse maladie cantonale unique

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Changer de payeur ne change pas la facture. Une caisse unique ne ferait baisser ni le prix des médicaments, ni le nombre d'actes, ni les doublons hospitaliers — c'est-à-dire rien de ce qui fait réellement grimper les primes. Elle priverait en revanche l'assuré de toute possibilité de changer d'assureur s'il est mal servi. Je préfère concentrer l'effort là où les coûts se créent, et sur des subsides ciblés pour les ménages qui en ont vraiment besoin.

Réduction de la planification hospitalière

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La planification hospitalière est l'un des rares leviers dont le canton dispose pour maîtriser les coûts et garantir une couverture équitable du territoire. L'affaiblir ouvrirait la porte à l'écrémage : les cliniques privées prendraient les interventions rentables et programmables, laissant à l'HFR les urgences et les cas lourds — c'est-à-dire le déficitaire. Le contribuable paierait la différence. Les cliniques privées ont leur place, en complément et dans le cadre de la planification cantonale

Formation & culture

Égalité des chances dans la formation

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L'égalité des chances commence à l'école. Un enfant dont les parents ne peuvent ni payer un appui ni l'aider aux devoirs part avec un handicap qui n'a rien à voir avec ses capacités. Des cours de rattrapage ciblés sur les familles à revenus modestes corrigent cela pour un coût limité. Je le dis comme ingénieur formé à Fribourg : la formation est le meilleur ascenseur social, et le meilleur investissement d'un canton. Un décrochage évité coûte toujours moins cher qu'un décrochage à réparer.

École obligatoire bilingue

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Le bilinguisme est le premier atout de Fribourg, et le seul que personne ne peut nous copier. S'arrêter à la fin du primaire, c'est laisser se déliter ce qu'on a construit : une langue partenaire se consolide à l'adolescence. Je soutiens donc l'extension à toute la scolarité obligatoire, à condition d'anticiper le vrai goulet d'étranglement — la formation d'enseignants qualifiés dans les deux langues. C'est un investissement économique autant que culturel : nos entreprises cherchent des bilingue

Intégration scolaire des enfants ayant des difficultés

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Je ne conteste pas le principe, mais son application. L'intégration est devenue la règle sans que les moyens suivent : enseignants spécialisés en nombre insuffisant, classes surchargées, enseignants laissés seuls face à des situations lourdes. Le résultat met en difficulté l'élève intégré autant que le reste de la classe. Je préfère une approche au cas par cas, où la structure spécialisée reste une option pleine et entière quand elle sert mieux l'enfant — et non un constat d'échec

Augmentation du soutien cantonal à la culture

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Je ne conteste pas le principe, mais son application. L'intégration est devenue la règle sans que les moyens suivent : enseignants spécialisés en nombre insuffisant, classes surchargées, enseignants laissés seuls face à des situations lourdes. Le résultat met en difficulté l'élève intégré autant que le reste de la classe. Je préfère une approche au cas par cas, où la structure spécialisée reste une option pleine et entière quand elle sert mieux l'enfant

Migration & intégration

Soutien à l'intégration pour étranger·ère·s

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L'intégration est un investissement, pas une dépense : une personne qui apprend la langue et trouve un emploi cotise, paie ses impôts et ne dépend de personne. Une intégration ratée coûte infiniment plus cher, et pendant bien plus longtemps. Je soutiens donc un renforcement ciblé, en priorité sur l'apprentissage de la langue — le levier décisif, celui qui ouvre l'emploi, l'école et la vie quotidienne. Avec une exigence en retour : l'accompagnement suppose un engagement réel de la personne.

Hausse des conditions de naturalisation

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Les conditions suisses comptent déjà parmi les plus exigeantes d'Europe : longue durée de résidence, permis C, maîtrise de la langue, indépendance financière, connaissance des institutions. Durcir encore ne produirait pas de meilleurs citoyens — seulement davantage de personnes durablement installées ici, qui y travaillent et y paient leurs impôts, sans pouvoir décider de ce qui les concerne. L'enjeu n'est pas le seuil d'entrée, c'est la qualité de l'intégration qui y mène.

Droits politiques pour étranger·ère·s

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Fribourg accorde déjà le droit de vote communal après cinq ans : le principe est admis. Or les décisions qui pèsent le plus sur une famille — école, hôpital, impôts, transports — se prennent au canton. L'étendre ne fait que reconnaître la réalité de personnes installées durablement, qui travaillent ici et financent ces prestations. Cela ne remplace pas la naturalisation, qui seule donne des droits pleins, mais cela évite de décider sans elles pendant dix ans.

Accueil de réfugiés de réinstallation

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La réinstallation est la voie légale et ordonnée par excellence : des personnes déjà reconnues comme réfugiées, contrôlées avant leur arrivée, plutôt que des traversées clandestines et des passeurs qui s'enrichissent. C'est aussi la tradition humanitaire suisse. Je soutiens un engagement du canton, à condition qu'il reste proportionné à nos capacités réelles d'accueil — logement, encadrement, écoles. Un accueil mal préparé dessert autant les personnes accueillies que la population qui les reçoit

Société & éthique

Drug checking dans les espaces de consommation

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C'est la logique des quatre piliers, que la Suisse applique avec succès depuis trente ans. Savoir ce que contient réellement une substance évite des intoxications dues aux produits de coupe et aux dosages imprévisibles — et chaque contact avec un professionnel est une porte ouverte vers le sevrage. Le drug checking ne banalise rien : il s'adresse à des personnes qui consommeront de toute façon. Une overdose évitée coûte bien moins cher qu'un séjour aux soins intensifs.

Mesures cantonales contre le harcèlement sexuel

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Les outils juridiques existent déjà : la loi sur l'égalité interdit explicitement le harcèlement sexuel, et le code des obligations oblige l'employeur à protéger ses employés. Le problème n'est pas l'absence de règles, c'est leur application — beaucoup de PME n'ont ni procédure ni personne de confiance, et ceux qui dépendent le plus de leur employeur n'osent pas signaler. Je soutiens donc ce qui rend ces droits effectifs, pas de nouvelles règles.

Séparation de l'État et l'Église

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Je ne vois pas quel problème une séparation complète résoudrait. Les Églises reconnues assurent à Fribourg des tâches que la collectivité devrait sinon financer ou abandonner : aumôneries dans les hôpitaux et les prisons, accompagnement social, entretien d'un patrimoine qui appartient à tous. La reconnaissance n'est d'ailleurs pas un privilège : elle impose des comptes, des structures démocratiques et un contrôle public. Et chacun reste libre de quitter son Église et de ne plus payer l'impôt

Interdiction du langage inclusif dans les communiqués cantonaux

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Je ne suis pas favorable à la généralisation du point médian : il complique la lecture, gêne les logiciels de synthèse vocale et contredit le langage facile à lire, que je soutiens. Mais une interdiction serait tout aussi dogmatique. L'État n'a pas à légiférer sur la typographie : qu'il fixe l'objectif — des communications claires et accessibles à tous — et laisse les services trouver les formulations adéquates. Le français permet très bien d'inclure sans signes particuliers.

Menus végétariens hebdomadaires

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Je soutiens des menus végétariens de qualité, proposés chaque jour — pas imposés un jour par semaine. Le choix alimentaire relève de chacun, et supprimer l'alternative produit surtout du rejet. Si l'objectif est environnemental, le levier le plus efficace dans un canton agricole comme le nôtre est ailleurs : exiger des produits locaux et de saison dans les cantines subventionnées. Cela réduit les transports, soutient nos producteurs, et n'impose rien à personne

Finances & impôts

Taux d'imposition plus élevé pour les hauts revenus

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Le canton n'a pas un problème de recettes, il a un problème de maîtrise des dépenses — et une fiscalité attractive fait partie de ce qui fait vivre Fribourg. Une minorité de contribuables finance une part importante des recettes : les voir partir dans un canton voisin coûterait plus que la hausse ne rapporterait. Après le rejet massif de l'assainissement, la réponse n'est ni de nouvelles taxes ni des coupes brutales, mais un redressement par étapes, priorité par priorité.

Financement de la transition écologique

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Je soutiens la transition — rénovation énergétique, renouvelables, innovation — mais pas sous la forme d'un pourcentage fixe déconnecté des projets. Le canton vient d'échouer à économiser 405 millions sur trois ans ; s'engager à en dépenser 200 par an supposerait soit des impôts supplémentaires, soit des coupes ailleurs. Je préfère financer des mesures évaluées sur leurs résultats : chaque franc doit réduire des émissions réelles, pas remplir une enveloppe.

Assainissement des finances

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Redresser les finances reste une priorité : chaque année de déficit reporte la facture sur la génération suivante, et des finances saines sont la condition de toutes les solidarités. Mais le vote d'avril doit être entendu — le peuple a refusé la méthode, pas l'objectif. On ne redresse pas un canton d'un seul bloc, sur le dos du personnel et des prestations. Avançons par étapes, en examinant chaque tâche de l'État et en disant clairement ce que l'on priorise.

Économie & travail

Libéralisation des horaires des commerces

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Je soutiens les PME, et c'est précisément pourquoi je refuse la libéralisation totale. Un commerce familial ne peut pas doubler ses horaires sans doubler son personnel : la liberté profiterait aux grandes enseignes, qui ont les moyens de suivre, et le petit commerce paierait la différence. Les horaires touchent aussi la vie de famille de milliers d'employés. Des adaptations ciblées — gares, zones touristiques, périodes de fêtes — oui. La suppression du cadre, non.

Contrôle de l'égalité salariale (hommes-femmes)

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L'égalité salariale est un droit constitutionnel et je le défends sans réserve. Mais durcir les contrôles ferait peser une charge administrative supplémentaire sur des milliers de PME qui respectent déjà la loi, pour atteindre une minorité. L'obligation d'analyse des salaires est récente : évaluons ses effets avant d'ajouter des contraintes. Je préfère la transparence et l'accompagnement des entreprises à la multiplication des inspections.

Services publics en zones rurales

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Un canton doit garantir un service de base partout : c'est la contrepartie de l'impôt. J'ai toujours refusé qu'on ferme des guichets en renvoyant les gens vers le numérique — tout le monde n'y a pas accès. Mais soutenir ne signifie pas reproduire à l'identique : transport à la demande, guichets itinérants ou partagés coûtent moins et desservent mieux. Et je le dis comme candidat de la ville : un canton qui délaisse ses régions pousse ses habitants vers les centres, où le logement manque déjà.

Conditions d'attributions de marchés cantonaux

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Personne ne souhaite que l'argent public finance du dumping social ou environnemental, et le droit des marchés publics impose déjà le respect des conventions internationales du travail. Mais exiger des normes suisses de chaque fournisseur étranger d'un sous-traitant est invérifiable : le canton n'a pas les moyens d'auditer une chaîne d'approvisionnement mondiale. En pratique, seules les grandes entreprises pourraient fournir les attestations, et nos PME seraient écartées.

Transport, énergie & aménagement

Création de "zones blanches" contre la pénurie de logement

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Le logement manque, mais supprimer les règles n'est pas la réponse — et ce n'est pas là qu'est le blocage. Ce qui retarde la construction à Fribourg, c'est la longueur des procédures et les recours, pas l'existence de normes. Je préfère accélérer et simplifier les autorisations, densifier autour des axes de transports publics et mettre des terrains à disposition des coopératives. Des zones sans règles produiraient du bâti médiocre et abîmeraient ce qui fait l'attrait du canton.

Liaison entre Marly et Matran

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Ce projet n'oppose pas les modes de transport, il les réconcilie : en captant le trafic de transit, il libère l'axe Fonderie–Route de la Glâne pour les bus et la mobilité douce. C'est l'objectif même du projet, et la version adaptée mise à l'enquête en mai y ajoute pistes cyclables, revitalisation de cours d'eau et passages à faune. Je demande que ces engagements soient tenus, et que le crédit soit soumis au peuple avec un bilan honnête des coûts.

Encouragement à l'utilisation des transports publics

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Ce qui fait monter les gens dans un bus, c'est d'abord qu'il passe souvent et qu'il aille où ils vont : la fréquence et la desserte pèsent plus lourd que le prix du billet. Je soutiens donc en priorité la densification du réseau et l'augmentation des cadences, notamment sur le RER. Sur les abonnements, je reste partisan d'aides ciblées — apprentis, étudiants boursiers, familles modestes — plutôt que d'une gratuité générale qui profite aussi à ceux qui n'en ont pas besoin.

Développement des parcs éoliens

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On ne peut pas vouloir une électricité sûre et refuser à la fois le nucléaire, l'éolien et le solaire. Le canton a besoin de production hivernale, et l'éolien en fait partie. Je le dis comme candidat de la ville, qui consomme le courant produit ailleurs : les communes concernées doivent être réellement associées et compensées, et la planification doit être irréprochable — les soupçons visant le plan directeur doivent être tranchés par la justice, pas balayés.

Augmentation des ressources pour la mobilité douce

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Ce qui empêche les gens de pédaler, ce n'est pas le manque de vélos, c'est la peur : peu de parents laissent leur enfant traverser la ville sur un axe non sécurisé. Sécuriser les itinéraires est donc d'abord une question de sécurité, pas d'idéologie — et c'est l'investissement de mobilité le moins cher au kilomètre. Je le veux intégré à une vision d'ensemble, en complément des transports publics et de la route, sans opposer les modes.

Environnement & protection de la nature

Soutien à la réduction des pesticides

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C'est la bonne méthode : accompagner plutôt qu'interdire. Les agriculteurs sont les premiers exposés aux pesticides et les premiers à subir la dégradation de leurs sols. Beaucoup veulent réduire, mais ne peuvent pas assumer seuls le risque de rendement pendant la transition — un soutien ciblé lève précisément cet obstacle. Les initiatives de 2021 ont échoué parce qu'elles contraignaient. Aidons plutôt celles et ceux qui font l'effort.

Accélération de la neutralité climatique

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Avancer une date ne réduit pas une tonne de CO2. La Suisse s'est fixé la neutralité en 2050 et j'y souscris — mais nous sommes déjà en retard sur les objectifs actuels : rythme des rénovations, remplacement des chauffages fossiles, production d'électricité en hiver. Renforcer la cible avant d'avoir tenu celle qu'on a serait déclaratif. Je préfère accélérer ce qui se construit réellement : le bâti, l'énergie, les transports.

Mesures incitatives pour atteindre les objectifs climatiques

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Les incitations et les conventions d'objectifs doivent être la règle : elles sont plus efficaces et bien mieux acceptées que la contrainte, et une mesure rejetée ne produit aucun résultat. Mais je ne prétendrai pas qu'un cadre minimal ne soit jamais nécessaire — j'ai soutenu qu'on exige des alternatives au plastique lors des manifestations publiques. La règle, c'est l'incitation ; l'exception, c'est l'obligation, quand rien d'autre ne fonctionne.

Végétalisation du territoire

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La nature en ville n'est pas de la décoration, c'est de l'infrastructure. Un arbre fait baisser la température d'une rue de plusieurs degrés en été, et un sol perméable absorbe une pluie violente que les canalisations ne suffisent plus à évacuer : c'est moins cher que la climatisation et que le redimensionnement des réseaux. Je demande des essences adaptées à notre climat et un entretien assuré — sans bloquer pour autant la construction de logements.

Institutions & médias

Priorité au digital

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Je suis ingénieur en informatique, et c'est précisément pour cela que je dis non. Le numérique doit être une option supplémentaire, jamais un remplacement : une personne âgée, une personne en situation de handicap ou quelqu'un qui maîtrise mal la langue se retrouve exclue d'un service qu'elle finance par ses impôts. Et fermer un guichet ne fait pas d'économies — les gens téléphonent, se déplacent quand même, et les erreurs se multiplient.

Soutien financier aux médias locaux

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L'indépendance d'un journal se mesure aussi à qui le finance. Une fondation met de la distance, mais c'est toujours de l'argent public qui décide quels médias méritent d'être soutenus — et un rédacteur en chef y songera au moment de critiquer le Grand Conseil. Je préfère les soutiens indirects, qui ne choisissent personne : distribution, formation, numérisation. Le problème de la presse régionale est réel, mais la solution ne peut venir de ceux qu'elle doit surveiller

Relations étroites CH-UE

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Plus de la moitié de nos exportations vont vers l'Union européenne : la voie bilatérale n'est pas une faveur qu'on lui fait, c'est l'intérêt de nos entreprises et de nos emplois. Schengen nous apporte en outre une coopération policière dont nous avons besoin. Je soutiens donc la consolidation des accords, pas l'adhésion : la Suisse doit conserver ses institutions et sa souveraineté, tout en garantissant à son économie un accès stable au marché européen.

Budget de développement international

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La coopération au développement est d'abord une compétence fédérale, et le canton n'a pas à conduire sa propre politique étrangère. Mais soutenir des projets portés par des associations fribourgeoises, évalués et contrôlés, coûte peu et produit des résultats vérifiables. C'est aussi agir en amont : on ne réduit pas les départs contraints en fermant des portes, mais en rendant le départ moins nécessaire.

Sécurité & justice

Remplacement des accords bilatéraux CH-UE

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Non. Les accords bilatéraux sont vitaux pour notre économie et nos PME : plus de la moitié de nos exportations vont vers l'Union européenne. Les dénoncer pour un hypothétique accord de libre-échange sans libre circulation est irréaliste — l'UE ne l'accepterait pas, et le Brexit l'a montré. On ne négocie pas mieux en se privant d'abord de ce qu'on a. Je défends la voie bilatérale, dans l'intérêt des emplois fribourgeois.

Moyens de surveillance accrus

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Je soutiens la vidéosurveillance ciblée des lieux à risque, mais la recherche automatisée est d'une autre nature : elle enregistre tous les véhicules, y compris ceux de gens que personne ne recherche. Comme informaticien, je sais deux choses : une base de données finit toujours par servir à autre chose que son but initial, et aucune n'est à l'abri d'une fuite. Le gain de sécurité ne justifie pas de traiter chaque automobiliste comme un suspect.

Autorisation des fouilles préventives dans les CFA

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Un centre collectif n'est pas la voie publique : on y vit à plusieurs centaines, et les premières victimes des armes ou de la drogue qui y circulent sont les résidents eux-mêmes. Contrôler ce qui entre dans un lieu de vie commun relève de la même logique qu'un stade ou un aéroport, pas d'une suspicion envers un statut. J'y mets deux conditions : que la mesure vise toute personne qui entre, et qu'elle respecte la dignité, avec des règles écrites et un contrôle.

Valeurs

Bénéfice du libre-marché

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Le libre marché crée de la richesse, mais il ne profite à tous que s'il est encadré. Je soutiens l'entrepreneuriat, les PME et l'ouverture commerciale — c'est ce qui fait vivre Fribourg. Mais laisser faire sans règles avantage d'abord les plus gros : une libéralisation totale des horaires profiterait aux grandes enseignes, pas au commerce familial. Économie libre et responsable, pas dérégulation.

Garde des enfants par les parents

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Il n'y a pas de réponse universelle, et ce n'est pas à l'État de choisir pour les familles. Certains parents souhaitent rester à la maison, d'autres veulent ou doivent travailler : mon rôle est de rendre les deux possibles — des crèches accessibles et de qualité pour les uns, de la reconnaissance et un vrai soutien pour les autres. Le bon modèle, c'est celui que la famille choisit.

Position sur le rôle de la justice pénale

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La peine doit être appliquée : une condamnation sans conséquence ne protège personne. Mais punir et réinsérer ne s'opposent pas — le droit suisse prévoit d'ailleurs que l'exécution des peines prépare le retour à la vie libre. La vraie question est celle des victimes futures : quelqu'un qui sort de prison sans emploi ni logement recommence, et c'est la société qui paie. La réinsertion est une politique de sécurité, pas une faveur.

Protection de la nature contre croissance économique

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Le Centre refuse d'opposer environnement et économie. Une politique pragmatique peut protéger l'environnement tout en soutenant la croissance. L'innovation verte est une opportunité, pas une contrainte.

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